En Normandie, la Goélette Neire Maôve navigue vers des petits coins de paradis

Le 18 aout 2023, la Neire Maove accueille un journaliste du quotidien Ouest-France, qui souhaitait faire partager avec ses lecteurs et avec sans doute également, de futurs (es)  passagers(ères), ce lieu magnifique et magique, si près et si loin de "che nous" : L'île des Ecréhou.

 

Article  écrit et Publié le 22/08/2023 à 06h30 par Tom SAVARY. Ouest-France

 

 

De son nom français Mouette Noire, le vieux gréement des années 1990 propose des excursions touristiques vers les îles anglo-normandes. 

Ce vendredi 18 août 2023, Ouest-France a embarqué direction l’archipel des Ecréhou, depuis Barneville-Carteret (Manche).

Le bout-dehors porté vers l’horizon, les quatre voiles hissées hautes, l’embarcation Neire Maôve cingle vers les îles Ecrehou depuis Barneville-Carteret (Manche). La mer est calme, avec presque aucun souffle de vent, c’est « pétole » aujourd’hui vendredi 18 août 2023. Le vieux gréement, construit au début des années 1990 à la suite d’un concours lancé par le magazine Chasse-Marée, avance à 4 nœuds, soit environ 7 km/h. La détente est maximale, bercée par le flot des vagues.

Neire Maôve signifie mouette noire en patois normand

À bord, les deux capitaines se nomment Clotilde. 

Elles se font appeler Clo, et Hilde, pour se distinguer et naviguent sur la goélette depuis le début de la saison estivale pour l’association des Vieux gréements en côte des Isles, qui recherche activement des bénévoles. 

   À chaque sortie, près de vingt places touristiques, au prix de 85 € chacune, sont disponibles pour visiter plusieurs lieux : les Ecrehou, Jersey, Chausey, Sercq, Aurigny.

Aujourd’hui, c’est direction l’archipel anglo-normand des Ecrehou. Avec une particularité : tout l’équipage est mis à contribution. Que ce soit pour hisser les voiles mais aussi pour les affaler, ou tenir la barre en pleine mer. Des missions que Philippe Bois, passager, exécute avec soin. Matelot dans le Val-de-Saire, l’homme ne cesse de filer un coup de main pour son plus grand plaisir personnel.

Alphonse Le Gastelois, « seigneur des lieux »

Puis, après trois heures de navigation, l’archipel des Ecrehou se dessine au large. Au rythme des flots, l’île se découvre peu à peu. Les vagues descendantes laissent émerger de la roche, noircie et des bancs de sable. L’endroit est pittoresque, atypique, inhabité. Quelques maisonnettes siègent tout de même sur l’archipel. Mais ni eau courante, ni électricité les alimentent.

Seul un homme, Alphonse Le Gastelois, y aura vécu durant quatorze années. Un exil qui lui a valu la renommée de « seigneur des lieux ». Et ce, même si sa requête, auprès de la reine Élisabeth II (duchesse de Normandie) pour obtenir ce titre, fut rejetée par le Conseil privé de sa Majesté.

Avant de repartir vers Barneville-Carteret, tout le monde est débarqué sur l’île principale pendant deux heures et demie. C’est quartier libre et le moment de profiter de toutes les vertus de cet endroit paradisiaque à court terme.

Sieste, lecture, balades, et baignade sont de mises. Avec, en prime, l’apparition d’un bébé phoque au milieu des baigneurs. Et comme la nature est merveilleuse à contempler, un ballet de huit dauphins viendra conclure cette journée idyllique.

    Jusqu’au dimanche 3 septembre 2023, réservation sur le site de l’Office de tourisme du Cotentin. Tarifs : environ 85 € pour les îles anglo-normandes.

 

photo 1 : Du haut de la petite citée d’une dizaine de maisonnettes, aux Ecrehou, le panorama est somptueux. OUEST FRANCE

 

photo 2 : La goélette « Neire Maôve », amarrée dans la baie des îles Ecrehou. OUEST FRANCE

 

photo 3 : La capitaine, Clotilde Montouroy n’a pas hésité à laisser la barre à Philippe Bois, passager, pour son plus grand plaisir. OUEST FRANCE

 

photo 4 : Sur l’île des Ecrehou, aucun habitant réside à l’année. Le petit village reçoit ses occupants durant la saison estivale. OUEST FRANCE